La colère : amie ou ennemie ?

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« Ne te mets pas en colère ! », « Calme toi ! », etc … telles sont des expressions que l’on peut entendre face à la colère.

La colère, c’est quoi exactement ?

 

1) Définition de la colère

 

Le Larousse définit la colère comme un « état affectif violent et passager, résultant du sentiment d’une agression, d’un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales. »

La colère est une émotion. 

L’émotion est une réaction de notre organisme qui mobilise ses réserves d’énergie pour faire face à un danger ou une menace extérieure.

Cette réaction passe par différentes phases, toujours les mêmes : la charge, la tension, la décharge et la récupération.

Les explosions de colère représentent des dépenses d’énergie qui nécessitent une phase de récupération pour permettre à l’organisme de se soigner, de se reposer et de reprendre des forces.

La colère est une émotion qui peut aller d’une irritation légère à une rage intense.

 

2 ) A quoi sert la colère ?

 

La colère sert à instaurer nos limites, à défendre nos valeurs, notre identité et notre territoire.

C’est l’émotion la plus refoulée et qui laisse des traces dans notre corps quand elle n’est pas exprimée. « La colère est la source du sang chaud, terne, noir, des toxines sont fabriquées et l’on tombe malade. » Fumio Ogawa

Contrairement aux idées reçues comme “une émotion négative”, la colère peut être très positive.

Les effets de la colère peuvent nous inciter à rattraper quelqu’un ou nous inspirer pour créer un changement social.

Lorsque rien n’est fait, les troubles de la colère peuvent mener à un comportement agressif, à l’instar de quelqu’un d’autre ou à des dégâts matériels. Ou bien, des affectations de colère peuvent nous amener à nous retirer du monde et à retourner notre colère contre nous.

Les émotions de colère deviennent problématiques lorsqu’elles sont ressenties trop souvent ou trop intensément et lorsqu’elles s’expriment de manière malsaine.

Trop de colère peut nuire à notre santé physique, mentale et sociale. .

 

3) les effets de la colère

 

Une colère chronique qui s’agite en permanence ou une spirale incontrôlée peut avoir de graves conséquences sur :

* notre santé physique :

En travaillant constamment à des niveaux élevés de stress et de colère, nous sommes plus susceptibles aux maladies cardiaques, au diabète, à un système immunitaire affaibli, à l’insomnie et à l’hypertension.

* notre santé mentale :

La colère chronique consomme d’énormes quantités d’énergie mentale et obscurcit notre façon de penser, ce qui rend plus difficile la concentration ou la vie.

Cela peut également entraîner du stress, de la dépression et d’autres problèmes de santé mentale.

* notre vie professionnelle :

Les critiques constructives, les différences créatives et les débats houleux peuvent être sains. Mais cingler ne fait qu’aliéner nos collègues, nos superviseurs ou nos clients et sape leur respect.

* notre vie sociale :.

La colère peut causer des cicatrices durables chez les personnes que nous aimons le plus et nuire à l’amitié et aux relations de travail.

La colère explosive empêche les autres de nous faire confiance, de parler honnêtement ou de se sentir à l’aise – et est particulièrement dommageable pour les enfants.

 

4) Contrôler sa colère

 

Vous ne pouvez pas toujours contrôler la situation dans laquelle vous vous trouvez ni comment vous vous sentez, mais vous pouvez contrôler la façon dont vous exprimez votre colère.

Et vous pouvez communiquer vos sentiments sans être violent verbalement ou physiquement.

Exercice de sophrologie pour contrôler sa colère :

Quand vous sentez que la colère arrive (« que la moutarde vous monte au nez »), prenez le temps de la reconnaître sans essayer de la contenir ou de la laisser éclater.

Vous prendrez ensuite une grande inspiration, puis vous allez souffler de toutes vos forces pour expulser cette colère, en conscience.

A ce souffle vous pouvez associer un mouvement de bras : par exemple à l’inspire vous ramenez vos poings serrés à hauteur des épaules, puis vous dépliez vos coudes et lâchez poings et bras à l’expire.

N’hésitez pas à répéter l’exercice 2 ou 3 fois pour faire redescendre la pression.

Si la colère est vraiment trop violente, n’hésitez pas à vois isoler et vous laisser aller à crier, piétiner ou taper dans un coussin, l’essentiel étant de pratiquer l’exercice en conscience.

Prenez le temps également de marcher seul dans un parc ou le long d’une rivière en vous focalisant sur votre respiration afin de vous calmer.

N’hésitez pas à consulter un sophrologue afin d’acquérir d’autres techniques pour mieux contrôler tout ce qui se passe dans votre corps quand vous êtes en colère.

Accès de colère : comment réussir à les maîtriser en 10 étapes seulement ? Découvrez nos astuces et nos conseils pour ne plus vous laisser dépasser par votre colère !Vous aimez cet article, épinglez-le dans Pinterest pour le lire plus tard!

Apprenez à relativiser

 Posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que ça vaut réellement la peine de me mettre en colère ?

  • Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ?

  • Est-ce que ça vaut la peine de ruiner le moment présent ou le reste de ma journée ?

  • Est-ce que ma réponse est appropriée à la situation ?

  • Me mettre en colère va-t-il résoudre le problème ?

Vous allez rapidement vous rendre compte que toutes vos réponses seront “Non”.

Encore une fois, il est difficile de se poser ces questions lorsque la colère aura atteint son pic, mais ça s’apprend.

 

Méditez, videz votre esprit

 Comment gérer la colère grâce aux effets thérapeutiques de la méditation ? Quittez la pièce dans laquelle vous vous êtes mise en colère. Allez dans un endroit calme, lumineux et aéré et asseyez-vous. Fermez les yeux et respirez doucement, mais profondément. Essayez de ne penser à rien d’autre à part votre rythme respiratoire jusqu’à ce que vous vous sentiez apaisée et prête à discuter et à avoir une communication non violente.

 

Le massage pour diminuer le sentiment de colère

Les massages aident énormément à gérer les accès de colère, n’hésitez donc pas à demander à une tierce personne de le faire pour vous. Il est recommandé d’effectuer des massages dans un mouvement descendant en plaçant les paumes des mains sur la face externe des cuisses, puis, d’un mouvement continu en exerçant une pression sur les mains, descendre le long de la face externe de la jambe, en passant par les genoux et les mollets jusqu’aux chevilles.

Ce mouvement doit être répété 12 fois pour permettre à l’énergie négative de se dissiper de votre corps.

 

Dépensez-vous, faites du sport

 Si vous êtes souvent sujette aux accès de colère, il serait peut-être temps pour vous de vous dépenser en pratiquant une activité sportive qui vous vide de votre énergie. Les sports recommandés dans ce cas de figure sont les arts martiaux et les sports de combat. Si vous vous inscrivez dans un cours de box par exemple, vous aurez l’opportunité d’extérioriser votre rage et ainsi maîtriser votre colère de façon saine et inoffensive.

 

Exprimez-vous plus souvent

 Le fait de refouler vos émotions fait de vous une bombe à retardement prête à exploser à n’importe quel moment, sur n’importe qui et pour n’importe quelle raison. C’est pourquoi il est primordial que vous arriviez à écouter votre colère, à l’accepter et à partager avec votre entourage vos ressentis positifs et négatifs.

 

Trouvez la raison de vos accès de colère

 Souvent, la raison de vos accès de colère n’est pas celle que vous croyez. D’autres émotions refoulées peuvent se cacher derrière. Pour parvenir à gérer cela, vous devez trouver la véritable raison qui alimente cette rage en vous.

Prenez le temps de considérer les facteurs internes qui ont causés votre accès de colère (regrets, frustration, mal-être…etc.), puis les facteurs externes (stress, pression sociale, difficultés financières…etc.) puis parlez-en avec une personne en laquelle vous avez entièrement confiance.

 

Une personne est en colère ? Ne la jugez pas trop vite

 Avant toute chose, il convient de ne jamais oublier qu’une personne en colère n’est pas une personne qui hait, mais une personne en mal d’amour. Si vous assistez donc à un épisode d’accès de colère de l’un de vos proches, faites-lui comprendre doucement et respectueusement que vous êtes là pour l’écouter, et pour le soutenir.

Montrez-vous proche de la personne en colère, prenez conscience de son sentiment et reconnaissez son importance. Posez-lui des questions du type : que veux-tu que je fasse pour toi ? Qu’attends-tu exactement de moi ?

Une personne en accès de colère éprouve des difficultés à extérioriser ses sentiments. En gros, pratiquez l’écoute active. Si vous souhaitez bien faire les choses, ne vous contentez pas d’aider la personne en colère à maîtriser sa fureur sur le coup.
Revenez vers elle plus tard dans la journée ou le lendemain pour prendre du recul, parler calmement de la situation et comprendre encore mieux son état.

Vous pouvez également aider les autres à maîtriser leurs accès de colère en leur recommandant l’application des conseils abordés dans cet article.

Avez-vous connu des accès des colères ? Si oui, comment avez-vous fait pour les surmonter ? N’oubliez pas, ce sentiment peut rapidement vous empêcher de vivre en harmonie avec les autres, alors pas de temps à perdre pour apprendre à le gérer !

 

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